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Chaque 15 jours, Africultures propose son coup de coeur littéraire dans le Journal Afrique sur TV5 monde. Focus, avec la journaliste et chercheure Alice Lefilleul sur Camarade papa, deuxième roman de Gauz après un Debout-Payé au succès fulgurant. Un attendu de la rentrée littéraire de septembre prochain, publié au Nouvel Attila. 

Une histoire de la colonisation

Le récit se déroule à la fin du 19ème siècle. On suit Treissy, un jeune français qui quitte sa campagne profonde pour aller –presque par hasard et par gout de l’aventure – en Afrique. Au terme d’un voyage éprouvant il arrivera à Grand-Bassam comptoir colonial français. Là-bas il découvre les us et coutume de la vie à la colonie, mais aussi ceux des habitants de la région dont il apprend la langue. Treissy vivra maintes péripéties qui le mèneront à explorer le territoire de l’actuelle côte-d’ivoire.

Camarade papa, le titre puise sa source dans le fait que le roman est composé de deux récits qui s’alternent. En plus des aventures de Treissy nous suivons celle d’un petit garçon, d’origine africaine, qui grandit à Amsterdam. Fils d’un père et d’une mère communistes, L’enfant pose sur le monde un regard à la fois enfantin et imprégné d’une rhétorique de gauche révolutionnaire, ce qui lui fait dire par exemple qu’« A S S A 98 Santiags En classe populaire, lorsque les maîtresses demandent la capitale de la France, je réponds en criant : Commune-de-Paris! » Il appelle son père « camarade papa », d’où le titre du roman.

Un croisement de deux récits

Le croisement de ces deux récits provoque d’abord de la surprise, parce que les styles littéraires des deux intrigues sont très différents. Mais on est vite pris par ce dialogue entre les chapitres, notamment parce que la narration de l’enfant est franchement anti-capitaliste tandis que le récit de l’époque coloniale nous montre bien que la colonisation était avant tout une histoire d’argent, de territoires à se partager / disputer entre grandes puissances européennes ,pour pouvoir exploiter sous-sol et matières premières à sa guise en méprisant totalement les gens qui y vivaient. L’auteur fait parler ainsi un de ses personnages « Nous sommes tous là pour remplir la caisse et au passage nous remplir la bourse. Moi je tiens la caisse. Je ne suis pas seulement le comptable, je suis le comptoir lui-même. (…) bientôt je serai gouverneur mon brave, gouverneur. »

Un double point de vue sur l’Afrique,

Ce regard c’est d’abord celui de l’enfant qui découvre son pays d’origine à la lumière de son point de vue marxiste-léniniste. Comme cette école avec des élèves en uniformes bien disciplinés et qui se lèvent à son arrivée dans la classe pour lui crier « Bonjour Camaraaaaaade » ce qui fera dire à l’enfant « Je crois que je rêve, une classe révolutionnaire vivante! ». C’est aussi le regard du blanc qui se rêve explorateur et est embarqué dans un voyage dangereux, d’où il reviendra vivant car il a su gagner l’amitié des hommes et des femmes qui vivent les lieux et par là-même abandonner le racisme et l’exotisme qui imprègne les gens de la colonie.

Un récit documenté

A 98 S Santiags A S Un des grands intérêts de ce roman, qui marque le talent de l’auteur, Gauz qui est lui-même ivoirien, est la documentation fouillée qui nourrit l’oeuvre. On est emportés par les aventures des personnages dans lesquels se glissent beaucoup de détails sur la vie à Grand-Bassam lors de la conquête coloniale. La vie d’avant la colonisation est largement renseignée avec les noms et les langues des habitants, des descriptions des lieux mais aussi des tractations qui opposent les colons français et anglais dans la région. Certains des personnages ont d’ailleurs réellement existés.  Le récit est drôle, rythmé mais aussi enrichissant. Et entre chaque chapitre sont intercalés de courts textes d’une page ou plus qui apportent un complément d’histoire, des légendes qui accompagnent les récits principaux. La « Légende des dauphins, des kroumens et de la barre » raconte comment le peuple côtier en côte d’ivoire a si bien appris à naviguer, tandis que la légende de la première débarquée s’amuse de la première femme blanche à avoir rejoint son mari. En conclusion, et jusqu’aux derniers mots, c’est un roman percutant, dont la chute est une très bonne conclusion à cette histoire de la colonisation ni angélique ni manichéenne.

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Matière et entretien

Dessus / Tige: Cuir

Doublure: Cuir

Semelle de propreté: Cuir

Semelle d'usure: Matière synthétique

Épaisseur de la doublure: Doublure protégeant du froid

Détails du produit

Bout de la chaussure: Rond

Forme du talon: Bloc

Fermeture: Fermeture éclair

Motif / Couleur: Couleur unie

Informations additionnelles: Rivets

Référence: AI111N05N-Q11

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